BASELWORD 2013, J12 WHITE PHANTOM, J12 NOIRE MATE SUPERLEGGERA, MADEMOISELLE PRIVE DECOR COROMANDEL, PREMIERE TOURBILLON …
DEAMBULATIONS/Proposition onirique 1/2
PROPOSITION ONIRIQUE, NICOLAS CHAMBEYRON, JUNYA ISHIGAMI, NACHO CARBONELL, HECTOR GUIMARD, CEBES, ROXANE RODRIGUEZ, L’ART DE VIVRE AVEC L’ART, INTERIEURS, AD, ARTCURIAL
– C’est une histoire de manipulation. Celle du temps. On l’appelle chronolyse. Et c’est Paul Valéry qui en parle le mieux. Paul, donc, dans « Introduction à la méthode de Léonard de Vinci » (Folio essais). La chronolyse ou manipulation du temps est affaire de spatialisation. Des objets appréhendés à la limite de leur tendance, là précisément où on « devine les nappes qu’un oiseau dans son vol engendre ».
Le monolithe noir de Roxane Rodriguez (Cf. info suivante) ne sort pas de « 2001, l’Odyssée de l’Espace » comme les chaises Louis XV de Starck. Son orbite est donnée par le titre de l’œuvre, « L’inexacte instruction ». C’est de culture dont il s’agit. Et qui donne aux décors de la créatrice leur pleine intemporalité, « Devenus, en paraphrasant Valéry, un système inséparable de la matière qu’ils contiennent et du temps. » Les vanités présentes en sont les balises.
Dans la chambre aveugle, sa fenêtre est l’océan, son couvre-lit l’azur, peuplé de chauve-souris brodées sous les saints auspices de Nicolas Chambeyron – en un autre temps, responsable de la broderie de la maison Dior. Le lit, haut, est bouleau. Arbre sous lequel, disent les slaves, on perçoit le chuchotement des dieux. Parole qu’on tricotera avec délicatesse sur les chaises de Junya Ishigami.
Le lustre en cristal de roche Louis XIV devient ainsi l’astre nocturne du passé dont les reliefs, poussières de plâtre et de métal, se dispersent dans le luminaire organique de Nacho Carbonell. Enfin, la pendule d’Hector Guimard qui croise ton reflet dans la glace, le vaisseau spatial des songes.
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