EDITO EXUL 6

La Kate du Graal

« Exul, l’envers du luxe » grandit et glane son premier annonceur, Fauchon. Une campagne, comme à l’habitude du vrai temple de la Madeleine, créatrice d’icônes que notre webzine accroche à ses cimaises. Le fameux Made in F, signature au cœur de la charge hédoniste de Fauchon, se décline à l’envi sur tous les métiers de l’enseigne. Ici, une image d’Eric Traoré sous la direction artistique de Jean-Pierre Busson qui magnifie l’introspection olfactive. Une introspection que nous faisons nôtre, nécessaire et vitale aux propos toujours éditorialisés des acteurs d’« Exul ». Tous journalistes de terrain, seniors et libres, liés aux sens comme au sens.

Ce Made in F qui nous habille aujourd’hui est le premier tuteur de notre longévité, nous qui n’envisageons que de relancer l’écrit par la toile. Un acte politique déterminé et fort qui se fond dans le décryptage et l’analyse des concepts qui abreuvent le secteur du luxe, grand pourvoyeur d’art mais aussi de fantasmes, de quincaillerie, comme de toute une imagerie d’Epinal.

Aujourd’hui, alors que la création – sous toutes ses formes – n’a jamais été autant fragilisée par le diktat des dividendes, « Exul » se veut sa tribune. En ce 2 mai, dont les effluves de muguet sentent pourtant plus le mariage princier que la fête du Travail, notre webzine se veut la corbeille, en pub et en éditorial, de cette image exclusive et goûteuse qui célèbre la pugnacité des idées comme le talent. Le thé parfumé, c’est notre Kate à nous, celle du Graal.

Eric Valz